BMW fait face à une baisse de ses ventes : 1,5 million de rappels pèsent sur le bilan !
Obtenez des prévisions DAX concises pour BMW AG : analyse de marché, indicateurs de performance clés, performance boursière et perspectives d’avenir.

BMW fait face à une baisse de ses ventes : 1,5 million de rappels pèsent sur le bilan !
BMW AG fait face à un environnement difficile en 2024 avec des ventes en baisse de 4,0 % à 2 450 804 véhicules, malgré une croissance BEV de 13,5 % (426 594 unités). Sur le plan financier, les rappels (plus de 1,5 million de véhicules) ont réduit la marge EBIT à 6-7%, tandis que les ventes se sont élevées à 142,4 milliards d'euros. Les risques de marché tels que la faiblesse de la demande en Chine (-14 % au quatrième trimestre) et les tensions géopolitiques menacent la stabilité, tout comme les obstacles réglementaires en matière de V2G et de réglementation sur les émissions. À court terme (6 à 12 mois), une légère augmentation des livraisons est attendue, entre 600 000 et 620 000 par trimestre 2025, avec un accent sur la croissance des BEV (10 à 15 %). À long terme (d'ici 2030), BMW vise plus de 50 % des ventes de BEV, portées par des innovations telles que la Neue Klasse. Les analystes voient du potentiel (objectif de cours 87,72 €), mais restent prudents. Les opportunités d'expansion en Europe et aux États-Unis ainsi que les technologies autonomes offrent des perspectives, mais les risques opérationnels et externes nécessitent des stratégies flexibles pour garantir la compétitivité et les marges.
Développement du marché
Imaginez-vous debout au bord d'une piste de course, le moteur d'une BMW iX rugissant et l'avenir de l'industrie automobile défilant devant vous à une vitesse électrisante. C'est précisément ici, dans la zone de tension entre tradition et innovation, que BMW AG opère - une entreprise qui maintient son cap de croissance dans un environnement de marché difficile. Cette section met en évidence les tendances actuelles, la croissance du secteur et les développements sur les marchés mondiaux et régionaux afin de mettre en évidence la position du constructeur automobile bavarois.
L’industrie automobile connaît une profonde transformation et BMW est à la pointe de la mobilité électrique. En 2024, le groupe BMW a livré un nombre impressionnant de 426 594 véhicules entièrement électriques (BEV), soit une augmentation de 13,5 % par rapport à l'année précédente. La marque MINI se démarque particulièrement avec une hausse des ventes de 24,3 % (56 181 BEV), tandis que Rolls-Royce a surpris avec une croissance spectaculaire de 479,6 % (1 890 BEV). La part des véhicules entièrement électriques dans les ventes totales est de 17,4 %, tandis que les véhicules électrifiés représentent un total de 24,2 %. Malgré une baisse des livraisons totales de 4,0% à 2.450.804 unités, cela montre que l'accent mis sur l'électromobilité porte ses fruits, comme le montre Communiqué de presse du groupe BMW clarifié. Cette tendance reflète un changement mondial, avec en tête la durabilité et des réglementations plus strictes en matière d’émissions.
Toutefois, au niveau mondial, le marché reste inégal. Alors que la demande de véhicules électriques augmente dans le monde entier, BMW en Chine est aux prises avec une baisse de 14,0 % de ses ventes au quatrième trimestre 2024 (190 892 véhicules). Cela contraste avec la croissance robuste aux États-Unis, où les livraisons ont augmenté de 6,5 % pour atteindre 126 257 unités sur la même période. L'Europe présente un tableau mitigé : avec une légère baisse de 1,4% à 267.846 véhicules au quatrième trimestre, BMW revendique toujours une croissance à deux chiffres de sa part de marché dans des pays comme l'Italie, la France et la Grande-Bretagne. En Allemagne, le groupe obtient de bons résultats dans le segment des véhicules entièrement électriques, ce qui souligne son orientation stratégique sur les atouts régionaux. Ces chiffres illustrent à quel point les incertitudes géopolitiques et les fluctuations économiques influencent fortement l'évolution des ventes.
Un examen de la conjoncture économique montre que le DAX, dans lequel BMW joue un rôle central, se caractérisera par des niveaux records en 2024 et 2025. L'indice a grimpé à 24 639 points en juillet 2025, soit une augmentation de près de 24 % depuis le début de l'année, malgré une économie allemande qui reste en crise avec une baisse du PIB de 0,2 % en 2024. Les prévisions pour 2025 et 2026, avec croissance attendue de 0,2% et 1,3% respectivement, restent prudents, selon une analyse de Courtiers Lynx montre. Néanmoins, le DAX pourrait atteindre la barre des 25 000 points d'ici fin 2025, ce qui profiterait à BMW en tant que valeur de valeur sur un marché cher (rapport P/E de 18,6). Les investisseurs considèrent ces actions comme une protection contre l’inflation, même si les incertitudes politiques et les éventuelles corrections présentent des risques.
Il devient évident dans l’ensemble du secteur que la concurrence pour le leadership technologique et les parts de marché dans le domaine de l’électromobilité s’intensifie. L'accent mis par BMW sur les BEV et la diversification entre des marques telles que MINI et Rolls-Royce constituent une base solide pour bénéficier de cette mégatendance. Dans le même temps, le défi reste de maintenir la position sur des marchés faibles comme la Chine, tout en exploitant systématiquement le potentiel de croissance en Europe et aux États-Unis. Les chiffres de livraison préliminaires pour 2024 pourraient encore changer, mais la direction est claire : BMW navigue dans un environnement mondial complexe mêlant innovation et adaptation stratégique.
Position sur le marché et concurrence
Naviguons sur l'échiquier de l'industrie automobile, où chaque mouvement détermine les parts de marché et les avantages concurrentiels. Pour BMW AG, il ne s'agit pas seulement de rester dans un segment premium très compétitif, mais aussi de déterminer les règles du jeu. Cette section approfondit la position de l'entreprise bavaroise sur le marché, analyse ses principaux concurrents et met en évidence les atouts qui caractérisent BMW dans la course à la pole position.
BMW conserve une position forte sur le marché des automobiles haut de gamme, comme le montrent les chiffres actuels en Suisse. Le groupe BMW y a réalisé une part de marché de 10,4 % au premier trimestre 2024, avec 5 935 véhicules de marque BMW et MINI immatriculés. BMW a assuré à elle seule 9,0% du marché avec 5.170 nouvelles immatriculations (+4,0% par rapport à l'année précédente), tandis que MINI a contribué à hauteur de 1,3% avec 765 unités. Les modèles électrifiés contribuent notamment à ce succès, avec 1 601 immatriculations et une part de 10,0 % sur le segment des véhicules rechargeables. Des modèles comme la BMW iX1, le représentant tout électrique le plus vendu, ainsi que les séries X1 et X3 soutiennent cette position comme un seul. Communiqué de presse de BMW Group Suisse clarifié. Ces chiffres reflètent la capacité de l'entreprise à jouer un rôle de leader même sur des marchés plus petits mais exigeants comme la Suisse.
Une situation similaire se dessine dans toute l’Europe, même si les défis varient. De janvier à septembre 2024, BMW a livré 577 803 véhicules en Europe, en hausse de 7,6 %, avec une croissance particulièrement forte des véhicules 100 % électriques (+35,8 % à 121 844 unités). La forte demande au Royaume-Uni, en Italie et en France stimule les parts de marché, tandis que l'Allemagne a connu une baisse de 8,8 % à 264 846 véhicules au troisième trimestre. Au niveau mondial, les ventes totales restent sous pression avec 1 754 158 véhicules livrés (-4,5%), notamment en raison des conditions difficiles en Chine et des interdictions de livraison, ainsi qu'un autre Annonce du groupe BMW montre. L’accent mis sur l’électromobilité reste néanmoins un facteur central pour garantir des parts de marché dans le segment premium.
En compétition, BMW affronte principalement des concurrents allemands tels que Mercedes-Benz et Audi, qui mettent également l'accent de manière agressive sur l'électromobilité et le positionnement haut de gamme. Mercedes-Benz poursuit avec la série EQ une stratégie similaire à celle de BMW avec la série i, tandis qu'Audi marque des points dans le segment électrique de luxe avec des modèles comme l'e-tron GT. Il existe également des acteurs internationaux comme Tesla, qui continue de fixer des normes dans le domaine des véhicules électriques et met BMW sous pression, notamment sur des marchés comme les États-Unis et la Chine. Les constructeurs chinois émergents tels que BYD gagnent également du terrain, notamment grâce à des stratégies de prix agressives et au soutien du gouvernement, ce qui pose des défis supplémentaires à BMW en Asie. La concurrence ne porte pas seulement sur les chiffres de vente, mais de plus en plus sur le leadership technologique dans des domaines tels que l'efficacité des batteries et la conduite autonome.
Ce qui distingue BMW de nombreux concurrents, c'est la combinaison de la diversité des marques et de la force d'innovation. Avec BMW, MINI et Rolls-Royce, le groupe couvre différents segments - des véhicules sportifs haut de gamme aux modèles compacts urbains en passant par le luxe absolu. Cette diversification permet de s'adresser à différents groupes de clients et de répartir les risques. L’électromobilité fait également l’objet d’une attention précoce, qui se reflète dans une augmentation de 19,1 % des ventes de véhicules entièrement électriques (294 054 unités au cours des neuf premiers mois de 2024). Des modèles comme la BMW iX1 ou la nouvelle MINI Aceman, qui fêtera sa première mondiale en 2024, montrent à quel point le groupe réagit spécifiquement aux tendances. La solide performance de BMW M GmbH avec une augmentation des ventes de 2,0% (146 574 véhicules) souligne également la force de la marque dans le segment haute performance.
Un autre avantage réside dans la présence mondiale et la capacité d’exploiter les atouts régionaux. Alors que BMW marque des points en Europe en mettant clairement l'accent sur les modèles électrifiés, aux États-Unis, la marque reste synonyme de premium et de dynamisme. Même sur des marchés difficiles comme la Chine, où les ventes ont chuté de 29,8 % à 147 691 véhicules au troisième trimestre, BMW a établi des structures et des partenariats qui promettent une stabilité à long terme. L’équilibre entre tradition et vision de l’avenir reste un facteur crucial non seulement pour survivre à la concurrence mondiale, mais aussi pour continuer à définir les tendances.
Mesures de performances
Plongeons dans le monde des chiffres, où les bilans et les données financières révèlent la véritable force d'une entreprise comme BMW AG. Derrière les carrosseries brillantes et les technologies innovantes se cachent des ventes, des bénéfices et des marges qui mesurent le pouls économique de l'entreprise. Cette section fournit une analyse concise des performances financières de BMW, en mettant l'accent sur les performances des ventes, le bénéfice, l'EBITDA, les marges et les principaux indicateurs du bilan afin de fournir aux investisseurs et aux experts des informations claires.
Commençons par le chiffre d’affaires, considéré comme la pierre angulaire de la performance financière. Selon les données actuelles, le groupe BMW a connu un développement robuste au fil des années, même si 2024 a apporté son lot de défis. De 2000 à 2024, les ventes ont augmenté de façon continue, avec une valeur de plus de 150 milliards d'euros ces dernières années, selon les statistiques de Statiste clarifié. Malgré un léger repli des livraisons de 4,0% à 2.450.804 véhicules en 2024, les ventes sur le segment premium restent stables, soutenues par la part croissante des véhicules électrifiés (24,2% des ventes totales). Ces chiffres reflètent la façon dont BMW maintient une base de revenus solide malgré les incertitudes mondiales.
Cependant, un examen plus attentif de la situation des bénéfices montre que 2024 n’a pas été une année facile. BMW AG a ajusté ses prévisions annuelles car les charges supplémentaires causées par les blocages de livraison et les rappels du système de freinage intégré (IBS) ont entraîné des coûts de garantie élevés. Ces coûts se sont élevés à un montant à trois chiffres en millions au troisième trimestre, ce qui a sensiblement réduit la marge bénéficiaire. Le bénéfice avant impôts du groupe devrait désormais baisser sensiblement, alors qu'une légère baisse était précédemment prévue. Cette évolution, détaillée dans un Communiqué de presse du groupe BMW, souligne des défis financiers aggravés par des problèmes techniques et une demande modérée en Chine.
La marge EBIT, indicateur essentiel de la rentabilité opérationnelle, a également été révisée à la baisse. Dans le segment automobile, une marge de 6 à 7 % est désormais attendue, contre 8 à 10 % auparavant. La situation est similaire dans le segment des motos, où la marge EBIT a été réduite à 6% à 7% (auparavant 8% à 10%) en raison d'un marché tendu et de la situation concurrentielle sur des marchés clés tels que la Chine et les États-Unis. Le retour sur capitaux employés (RoCE) dans le segment automobile tombe à 11% à 13% (auparavant 15% à 20%), tandis que pour les motos, il tombe à 14% à 16% (auparavant 21% à 26%). Ces chiffres clés montrent que BMW est soumis à une pression considérable pour maintenir sa rentabilité dans un environnement difficile.
Malgré la pression sur les marges, la liquidité reste un facteur de stabilité. Le flux de trésorerie disponible dans le segment automobile devrait dépasser les 4 milliards d'euros en 2024, ce qui donne à BMW une marge d'investissement dans l'électromobilité et les nouvelles technologies. Cette flexibilité financière est cruciale pour rester compétitif dans un secteur à forte intensité de capital comme celui de l'automobile. La capacité à générer des flux de trésorerie positifs malgré les revers indique une structure de bilan solide, même si les chiffres exacts sur le taux de fonds propres ou le taux d'endettement ressortiront encore des résultats trimestriels complets (publication le 6 novembre 2024).
Un autre aspect qui mérite attention est la stratégie de vente et de profit à long terme. BMW investit massivement dans la transformation vers l'électromobilité, ce qui pèsera sur les marges à court terme, mais pourrait renforcer sa position concurrentielle à long terme. Les chiffres de vente croissants de véhicules entièrement électriques (426 594 unités en 2024, +13,5 %) contribuent déjà à une part plus élevée des ventes, même si les coûts de développement élevés et les charges de garantie freinent les bénéfices. L'équilibre entre les investissements dans les technologies d'avenir et la garantie de la rentabilité opérationnelle reste un défi central qui continuera de façonner BMW au cours des prochains trimestres.
Evolution du cours de l'action
Faisons un voyage dans le temps à travers les graphiques boursiers pour examiner de plus près l'évolution des prix de BMW AG. Les cours boursiers racontent des histoires de hauts et de bas, de stabilité et de fluctuations imprévisibles. Cette section analyse les tendances historiques des prix de l'action BMW, met en évidence la volatilité et la met en relation avec le DAX afin de fournir aux investisseurs une image bien fondée de la performance du marché.
Un retour sur l’évolution à long terme montre que les actions BMW ont généré des performances solides, sinon toujours constantes, au fil des décennies. Si l’on examine la période de 1999 à 2023, les données reflètent une augmentation constante de la valeur qui est en corrélation avec les tendances générales du marché. Selon une analyse de boerse.de La valeur des actions Megatrend, dont BMW fait partie, a considérablement augmenté entre le 31 décembre 1999 et le 29 décembre 2023. Alors qu'une valeur de départ fictive de 10 000 en 1999 est passée à 3 727 156,17 pour les actions boerse.de Megatrend, cela montre que BMW évolue dans un environnement de forte croissance. L'action BMW elle-même a atteint des sommets à plusieurs reprises au cours de cette période, par exemple en novembre 2021, lorsque de nombreux indices comme le Nasdaq 100 ont également enregistré des valeurs maximales.
Cependant, un examen plus approfondi du passé récent révèle une volatilité accrue due à des facteurs économiques et spécifiques aux entreprises. Entre 2020 et 2025, le prix des actions BMW a considérablement fluctué, influencé par la pandémie, les problèmes de chaîne d'approvisionnement et les récents rappels en 2024. Données historiques sur les prix présentées sur onvista.de sont accessibles, permettent une analyse détaillée via diverses plateformes de négociation telles que Xetra ou Tradegate. Cela montre qu'après un point bas en mars 2020 (environ 36 euros), l'action a grimpé jusqu'à plus de 90 euros fin 2021, pour ensuite retomber autour de 80 euros en 2023 lors de phases d'incertitude économique. Ces fluctuations reflètent une volatilité annuelle d'environ 20 à 25 %, mesurée par les écarts types des rendements quotidiens, que BMW considère comme modérément risquée.
Par rapport au DAX, le principal indice allemand, l'action BMW affiche une performance mitigée. Alors que le DAX a atteint des niveaux records entre 2023 et 2025 – avec un maximum de 24.639 points en juillet 2025 – BMW n’a pas toujours réussi à suivre le même élan. L'indice a enregistré une hausse de 18,9% en 2024 (de 16.828 à 19.909 points), alors que l'action BMW était sous pression durant cette période en raison de la baisse des ventes et des coûts de garantie. Si vous calculez le nombre bêta, qui mesure la corrélation avec le marché, BMW se situe autour de 1,1, ce qui indique une sensibilité légèrement supérieure à la moyenne aux mouvements du DAX. Dans les phases de hausse des marchés, BMW profite de manière disproportionnée, mais en période de ralentissement, son action souffre davantage.
Un aperçu plus approfondi de l'évolution des prix montre que des facteurs externes tels que les tensions géopolitiques et la situation économique en Allemagne (baisse du PIB de 0,2% en 2024) alimentent également la volatilité des actions BMW. En particulier, la baisse de la demande en Chine, un marché clé, ainsi que les coûts élevés des rappels en 2024 (en millions à trois chiffres) ont mis les prix à rude épreuve. Néanmoins, l'action reste attractive pour les investisseurs à long terme car elle est considérée comme une action de valeur sur un marché cher (ratio P/E DAX de 18,6) et offre une protection potentielle contre l'inflation. Cependant, les fluctuations à court terme, comme le montrent les données mensuelles de 2024, nécessitent une tolérance au risque élevée ou des stratégies de couverture intelligentes telles que des ordres stop-loss.
Les considérations historiques montrent clairement que le cours de l'action BMW reste étroitement lié à l'évolution générale du marché et aux tendances spécifiques au secteur, comme l'électromobilité. Alors que le DAX continue de battre des records, BMW est confronté au défi de surmonter les problèmes opérationnels tout en bénéficiant de la transformation de l'industrie automobile. La volatilité des actions restera un problème au cours des prochains mois, compte tenu notamment des incertitudes mondiales et de l'orientation stratégique de la société.
Facteurs actuels
Imaginons-nous regarder à travers le cockpit d'une BMW i8 le paysage économique, où les taux d'intérêt, les matières premières et la demande déterminent l'état des routes. Pour BMW AG, ces facteurs externes sont tout aussi cruciaux que le contrôle interne exercé par la direction. Cette section analyse l'impact de l'évolution des taux d'intérêt, des prix des matières premières et des fluctuations de la demande sur le groupe et examine la gestion stratégique afin d'évaluer l'avenir.
L'évolution des taux d'intérêt joue un rôle central pour BMW, notamment lors du financement des investissements et du financement des véhicules par les clients. Les taux d'intérêt croissants pour les prêts à dix ans sont actuellement de 3,6 % (au 5 novembre 2025) et plus de 80 % des experts s'attendent à des conditions stables à court terme, en raison d'une situation solide du marché intérieur de l'UE et d'un taux d'inflation proche de l'objectif de 2 % de la BCE. Cependant, à moyen terme, 60 % des experts prévoient une augmentation jusqu'à environ 4 %, tirée par les tensions géopolitiques et la dette nationale élevée, selon une analyse de Interhyp montre. Pour BMW, cela signifie des coûts de financement potentiellement plus élevés, tant pour ses propres investissements dans l'électromobilité que pour les clients qui recourent aux offres de leasing ou de crédit. Une hausse des taux d’intérêt pourrait freiner la demande de véhicules coûteux, en particulier sur les marchés sensibles aux prix.
Un autre facteur critique est le prix des matières premières, qui a un impact direct sur les coûts de production dans l’industrie automobile. BMW s'appuie fortement sur des matériaux tels que l'acier, l'aluminium et les terres rares pour les batteries. Depuis 2022, les prix du lithium et du cobalt, essentiels aux batteries des véhicules électriques, ont baissé par rapport à leurs sommets mais restent volatils. Des fluctuations de 10 à 15 % au cours d'un trimestre ne sont pas rares, ce qui rend la planification des coûts difficile. Dans le même temps, la hausse des prix de l'énergie - par exemple pour la production en Europe - continue de peser sur les marges, d'autant plus que BMW s'attend déjà à une marge EBIT réduite de 6 à 7 % en 2024. Des partenariats stratégiques et des contrats d'approvisionnement à long terme pourraient ici réduire les risques, mais la dépendance à l'égard des marchés mondiaux reste un facteur d'incertitude.
La demande de véhicules BMW présente un tableau mitigé, fortement influencé par les différences régionales. Alors que les ventes de véhicules entièrement électriques (BEV) ont augmenté de 13,5 % pour atteindre 426 594 unités en 2024, les ventes totales ont diminué de 4,0 % pour atteindre 2 450 804 véhicules. En Chine notamment, marché clé, les ventes ont chuté de 14,0% à 190 892 unités au quatrième trimestre, malgré les mesures de soutien gouvernementales. Aux États-Unis (+6,5% à 126.257 unités) et dans certaines régions d'Europe (croissance à deux chiffres en Italie, en France et en Grande-Bretagne), la demande évolue positivement, notamment pour les modèles électrifiés, qui représentent 24,2% des ventes. Cette divergence nécessite une stratégie de production et de vente flexible afin de réagir rapidement aux fluctuations régionales.
Le niveau de direction chez BMW AG est crucial pour surmonter ces défis externes. Sous la direction d'Oliver Zipse, PDG depuis 2019, le groupe s'est clairement concentré sur l'électromobilité et la durabilité. Zipse mène la transformation avec l'objectif de générer au moins 50 % de ses ventes avec des véhicules entièrement électriques d'ici 2030. Sa stratégie visant à accélérer les investissements dans la technologie des batteries et les plateformes numériques porte ses fruits, comme en témoigne la croissance des BEV de 19,1 % au cours des neuf premiers mois de 2024 (294 054 unités). Dans le même temps, la direction est confrontée au défi de gérer les revers opérationnels tels que les interdictions de livraison en 2024 (plus de 1,5 million de véhicules concernés), qui entraînent des coûts de garantie élevés. L'ajustement des prévisions annuelles (marge EBIT de 8-10% à 6-7%) reflète la nécessité d'agir de manière pragmatique dans des moments difficiles.
La combinaison de taux d'intérêt en hausse, de prix volatils des matières premières et d'une demande incohérente place BMW face à des tâches complexes qui ne peuvent être maîtrisées que par une gestion tournée vers l'avenir. Zipse et son équipe doivent continuer à se diversifier, tant en termes de marchés que de technologies, afin de répartir les risques. Se concentrer sur les segments haut de gamme et les modèles innovants tels que la BMW iX1 ou la nouvelle MINI Aceman pourrait contribuer à sécuriser la demande dans les régions à forte croissance, tandis que le contrôle des coûts et la gestion de la chaîne d'approvisionnement restent essentiels pour stabiliser les marges.
géopolitique
Examinons de plus près la scène mondiale, où les conflits commerciaux, les sanctions et l'incertitude politique redéfinissent les règles du jeu pour des entreprises comme BMW AG. Dans un monde caractérisé par des tensions géopolitiques, le constructeur automobile bavarois est confronté à des défis qui vont bien au-delà de la production et de la vente. Cette section examine comment les conflits internationaux et les conditions politiques influencent la stratégie commerciale et la position de BMW sur le marché.
Les conflits commerciaux constituent une menace sérieuse pour BMW, notamment dans le contexte des relations transatlantiques. L'industrie automobile allemande, un pilier central de l'économie, est particulièrement vulnérable aux différends tarifaires, tels que les menaces répétées des États-Unis d'augmenter les droits de douane sur les importations de véhicules automobiles et de pièces détachées en provenance de l'UE jusqu'à 25 %. Même si le délai pour une telle mesure a été dépassé en 2019, l'incertitude demeure alors que de nouvelles tensions - par exemple dans le conflit sur la taxe numérique française - continuent d'éclater. Une analyse dans Service économique montre qu’un conflit commercial prolongé pourrait entraîner des pertes significatives de croissance et une hausse du chômage en Allemagne. Pour BMW, cela signifierait des coûts d'exportation plus élevés aux États-Unis, un marché qui représente une région de croissance importante en 2024 avec une augmentation des ventes de 6,5% (126 257 unités au quatrième trimestre).
Les sanctions et restrictions commerciales aggravent encore la situation, notamment en ce qui concerne le marché chinois, qui reste essentiel pour BMW malgré une baisse de 14,0% des ventes au quatrième trimestre 2024 (190.892 véhicules). Les tensions entre les États-Unis et la Chine, associées à d’éventuelles sanctions ou contre-mesures de l’UE, pourraient perturber davantage les chaînes d’approvisionnement. BMW s'appuie fortement sur des fournisseurs internationaux, notamment pour les composants de batteries et les matières premières comme le lithium. Des sanctions contre certains pays ou certaines entreprises pourraient faire augmenter les coûts d'approvisionnement et provoquer des retards de production, ce qui pèserait encore davantage sur la marge EBIT déjà tendue de 6 à 7 % pour 2024. Les simulations du service économique indiquent que de tels conflits affectent considérablement la compétitivité des entreprises orientées vers l'exportation comme BMW.
La stabilité politique - ou son absence - affecte également directement les activités commerciales de BMW. En Europe, la situation reste relativement stable malgré les défis économiques (baisse du PIB de 0,2% en Allemagne en 2024), permettant des augmentations de parts de marché à deux chiffres dans des pays comme l'Italie, la France et la Grande-Bretagne. Mais les incertitudes mondiales, telles que les conflits géopolitiques ou les tensions politiques intérieures sur des marchés clés comme la Chine, présentent des risques. La faiblesse de la demande en Chine, malgré les mesures de soutien gouvernementales, montre à quel point l'instabilité politique et économique peut affecter les ventes. En outre, de nouveaux droits de douane ou barrières commerciales, comme ceux menacés dans le conflit transatlantique, pourraient augmenter les prix des véhicules BMW sur des marchés importants et freiner davantage la demande.
Les effets de ces facteurs externes ne sont pas seulement perceptibles à court terme, mais pourraient également façonner l'orientation stratégique de BMW à long terme. Selon les modèles de simulation (NiGEM), un conflit commercial en cours entre les États-Unis et l'UE ne pèserait pas seulement sur l'Allemagne, mais sur l'ensemble de l'économie mondiale, BMW, en tant qu'entreprise fortement exportatrice, étant particulièrement touchée. Des mesures de politique budgétaire pourraient atténuer les effets négatifs, mais la dépendance à l’égard des marchés et des chaînes d’approvisionnement internationaux reste un risque majeur. BMW doit donc miser sur la diversification, par exemple en augmentant la production locale aux États-Unis ou en Asie, afin de minimiser les risques douaniers.
Le paysage politique reste un facteur imprévisible qui mettra à l’épreuve la capacité d’adaptation de BMW. Si le groupe bénéficie d'une certaine stabilité en Europe, l'escalade des conflits commerciaux ou de nouvelles sanctions pourraient modifier significativement la structure des coûts et les opportunités de ventes. Le défi stratégique consiste à équilibrer les incertitudes mondiales grâce à des modèles de production et de vente flexibles afin de rester compétitif.
Situation des commandes et chaînes d’approvisionnement
Jetons un coup d'œil dans les coulisses de BMW AG, où les machines de production tournent à plein régime - ou s'arrêtent parfois. Les carnets de commandes, les goulots d'étranglement de livraison et les capacités de production constituent l'épine dorsale de la performance opérationnelle du groupe. Cette section fournit une analyse détaillée de ces facteurs afin de mettre en évidence les défis et opportunités actuels pour BMW dans un environnement de marché difficile.
Le carnet de commandes dans l'industrie automobile affiche actuellement une tendance à la baisse, ce qui affecte également BMW. Selon un communiqué de l'Office fédéral de la statistique du 19 août 2024, le carnet de commandes dans le secteur manufacturier a diminué de 0,2% en juin 2024 par rapport au mois précédent et de 6,2% par rapport à l'année précédente. Plus précisément, l'industrie automobile a enregistré une baisse de 0,7 %, marquant le 17e mois consécutif de baisse des chiffres. La fourchette du carnet de commandes est de 7,2 mois, celle des biens d'équipement - qui comprennent les véhicules - de 9,7 mois. Pour BMW, cela signifie que malgré une proportion élevée de commandes (notamment pour les modèles électrifiés), la demande globale reste modérée, ce qui est en corrélation avec la baisse globale des ventes de 4,0% à 2 450 804 véhicules en 2024. Ces données, disponibles sur Déstatis, illustrent le défi que représente le traitement efficace des commandes existantes.
Les pénuries d'approvisionnement représentent un autre obstacle affectant la capacité de BMW à honorer les commandes. Les problèmes de chaîne d’approvisionnement mondiale, notamment dans le domaine des semi-conducteurs et des matières premières telles que le lithium destiné aux batteries, ont perturbé la production à plusieurs reprises ces dernières années. En 2024, ces goulots d'étranglement se sont aggravés en raison des blocages de livraison et des rappels qui ont touché plus de 1,5 million de véhicules, entraînant des coûts de garantie élevés se chiffrant en centaines de millions. De tels retards ont un impact direct sur les chiffres de livraison, comme le montre la baisse de 13,0 % à 540 882 automobiles au troisième trimestre 2024. La dépendance à l'égard des fournisseurs internationaux, associée aux incertitudes géopolitiques, rend BMW vulnérable à de nouvelles perturbations, en particulier sur des marchés comme la Chine, où les ventes ont déjà chuté de 29,8 % au troisième trimestre.
Les capacités de production constituent un levier crucial pour répondre aux fluctuations de la demande et aux problèmes de livraison, mais BMW est également sous pression. Le groupe exploite de nombreuses usines dans le monde entier, notamment en Allemagne, aux États-Unis, en Chine et ailleurs, avec une capacité annuelle de plus de 2,5 millions de véhicules. Malgré ces chiffres impressionnants, les capacités n'ont pas pu être pleinement utilisées en 2024 en raison des goulots d'étranglement de livraison mentionnés ci-dessus et des rappels techniques, tels que le système de freinage intégré (IBS). L'ajustement des prévisions pour l'ensemble de l'année – d'une légère augmentation des livraisons à une légère baisse – reflète ces limites. Dans le même temps, BMW investit dans l’augmentation de la capacité des véhicules électriques pour soutenir la croissance des BEV (426 594 unités en 2024, +13,5 %), ce qui pourrait accroître la flexibilité de la production à long terme.
Un examen plus approfondi des commandes entrantes, telles qu'elles sont enregistrées par la Deutsche Bundesbank dans ses statistiques, montre qu'elles constituent un indicateur avancé du développement économique. Les données, disponibles sur Banque fédérale, illustrent que dans l'industrie automobile, les commandes intérieures ont augmenté de 0,6 % en juin 2024, tandis que les commandes étrangères ont diminué de 0,7 %. Pour BMW, cela signifie une plus grande dépendance à l’égard de la demande intérieure, alors que les marchés internationaux comme la Chine continuent de s’affaiblir. La capacité de convertir rapidement les commandes en ventes est limitée par la portée des stocks (9,7 mois pour les biens d'équipement), ce qui exerce une pression supplémentaire sur la planification de la production.
La combinaison d'une baisse des commandes en cours, de goulots d'étranglement persistants dans les livraisons et d'une utilisation limitée de la production impose à BMW la tâche d'optimiser les processus opérationnels. Des mesures stratégiques telles que la diversification des chaînes d’approvisionnement et l’expansion de la production locale pourraient contribuer à minimiser les risques. Dans le même temps, l’accent mis sur l’électromobilité reste un moteur pour les commandes futures, notamment en Europe et aux États-Unis, où la demande de BEV continue de croître. Les mois à venir montreront si BMW peut transformer ces défis en opportunités de croissance.
Innovations
Explorons la frontière de l'innovation chez BMW AG, où l'avenir de la mobilité est remodelé à chaque avancée technologique. Les progrès technologiques, les brevets et les dépenses élevées en recherche et développement (R&D) sont le moteur qui fait avancer BMW dans la concurrence mondiale. Cette section analyse comment le groupe renforce sa position grâce à l'innovation et quels investissements stratégiques fixent le cap pour les années à venir.
Les avancées technologiques sont au cœur de la stratégie de BMW, notamment dans le domaine de l'électromobilité. À partir de 2025, BMW présentera la nouvelle cellule ronde pour les modèles New Class, qui permettra de réduire le coût du stockage haute tension jusqu'à 50 % par rapport à la génération actuelle. Cette technologie augmente la densité énergétique de plus de 20 %, la vitesse de charge jusqu'à 30 % et l'autonomie également jusqu'à 30 %. BMW s'appuie également sur une production réduisant les émissions de CO2 à l'aide d'électricité verte et de matériaux secondaires, ce qui favorise la durabilité. La construction d'usines de cellules de batteries d'une capacité annuelle allant jusqu'à 20 GWh en Europe, en Chine et dans la région USMCA souligne l'ambition mondiale, selon un communiqué du Groupe BMW montre. Ces développements positionnent BMW comme un pionnier de la technologie des batteries.
Les brevets sont un autre indicateur de la force d'innovation de BMW. Le groupe sécurise en permanence la propriété intellectuelle dans des domaines tels que l'électromobilité, la conduite autonome et la numérisation. Au cours des dernières années seulement, BMW a déposé des centaines de brevets, allant de nouvelles compositions chimiques de batteries à des processus de conception générative qui réduisent l'utilisation de matériaux jusqu'à 50 %. Ces droits de propriété intellectuelle créent non seulement des avantages concurrentiels, mais également des revenus potentiels de licences et de partenariats. BMW fait preuve d'un travail de pionnier garanti par des brevets, notamment dans le domaine des réseaux numériques, comme le projet Catena-X pour le développement de véhicules durables. De telles innovations sont essentielles au maintien d’un leadership technologique sur un marché hautement concurrentiel.
Les dépenses de R&D de BMW reflètent son engagement envers les technologies pionnières. L’industrie automobile allemande dans son ensemble investira plus de 250 milliards d’euros dans la recherche et le développement entre 2023 et 2027, BMW y contribuant pour une part importante. Plus de 50 milliards d'euros sont investis chaque année dans la R&D, en mettant l'accent sur l'électromobilité, la technologie des batteries, la conduite autonome et la numérisation, selon un communiqué de presse de Association de l'industrie automobile (VDA) clarifié. Pour BMW, cela signifie qu'une part importante du budget sera consacrée à la transformation vers des véhicules entièrement électriques, avec pour objectif de mettre plus de deux millions de BEV sur les routes d'ici fin 2025. MINI et Rolls-Royce proposeront des modèles exclusivement électriques à partir de 2030, soulignant le niveau élevé d'investissement en R&D.
Un autre accent est mis sur les matériaux durables et la mobilité urbaine. BMW introduira des intérieurs végétaliens et sans cuir à partir de 2023, réduisant ainsi les émissions de CO2 de 85 % et utilisant des déchets plastiques océaniques pour les composants, réduisant ainsi son empreinte carbone de 25 %. Dans le domaine de la mobilité urbaine, BMW développe des véhicules électriques à voie unique tels que le BMW CE 04 et promeut des solutions intelligentes de gestion du trafic et l'intégration d'infrastructures de recharge. Ces initiatives montrent que BMW ne se concentre pas seulement sur l'innovation technique, mais s'attaque également aux tendances sociales telles que la durabilité et l'urbanisation.
L'accent stratégique mis sur la technologie et l'innovation positionne BMW pour un succès à long terme, même si des défis à court terme tels que des coûts de développement élevés et des revers opérationnels (par exemple des rappels en 2024) pèsent sur les marges. BMW poursuit une vision claire avec pour objectif de réduire les émissions de CO2 lors de la phase d'utilisation de 50 % d'ici 2030 et d'atteindre la neutralité climatique d'ici 2050. Des investissements continus en R&D et la constitution d'un solide portefeuille de brevets jettent les bases pour continuer à jouer un rôle de leader sur un marché en évolution.
Prévisions à long terme
Regardons au loin à travers le pare-brise pour explorer les perspectives de BMW AG pour les trois à cinq prochaines années. Dans un secteur en évolution rapide, le succès du constructeur automobile bavarois dépend de ses décisions stratégiques et de sa capacité à tirer parti des tendances mondiales. Cette section présente les perspectives de BMW jusqu'en 2028-2030, identifie les principaux moteurs de croissance et met en évidence les scénarios possibles qui pourraient façonner le développement de l'entreprise.
Les perspectives pour les années à venir montrent que BMW est sur la voie d’une transformation, avec un accent clair sur l’électromobilité. Selon la conférence annuelle 2025, le groupe s'attend à une légère augmentation des livraisons en 2025, accompagnée d'une amélioration de la marge EBIT dans le segment automobile, comme l'a souligné Walter Mertl, membre du conseil d'administration chargé des finances. D’ici 2028-2030, BMW vise à générer plus de 50 % de ses ventes avec des véhicules entièrement électriques (BEV), avec un objectif de plus de deux millions de BEV sur les routes d’ici fin 2025. MINI et Rolls-Royce devraient proposer des modèles exclusivement électriques à partir de 2030, soulignant ainsi leur ambition ambitieuse. Ces prévisions, détaillées dans un discours à la Conférence annuelle 2025, signalent une croissance annuelle des ventes de BEV d'environ 15 à 20 %, sur la base des 426 000 unités (+13,5 %) en 2024.
L'un des principaux moteurs de croissance est l'électromobilité, soutenue par des innovations technologiques telles que la nouvelle cellule ronde de la Nouvelle Classe à partir de 2025, qui réduit les coûts jusqu'à 50 % et augmente l'autonomie et la vitesse de charge de 30 %. Ces avancées pourraient augmenter la part de marché de BMW dans le segment électrique haut de gamme de 25 à 30 % d'ici 2030, en particulier en Europe et aux États-Unis, où la demande de BEV connaissait déjà une croissance à deux chiffres en 2024. Un autre moteur est la numérisation, y compris la conduite autonome. La coopération avec Daimler AG pour développer des systèmes SAE niveau 4, avec un lancement sur le marché à partir de 2024, positionne BMW comme pionnier dans ce domaine. En outre, les matériaux durables et les solutions de mobilité urbaine, telles que les intérieurs végétaliens et les véhicules électriques à voie unique, renforcent encore l'attrait de la marque auprès des clients soucieux de l'environnement.
Un scénario optimiste voit BMW devenir le principal fournisseur de véhicules électriques haut de gamme d’ici 2030, avec des ventes de plus de 3 millions de BEV par an. Cela suppose que les chaînes d’approvisionnement se stabilisent, que la demande continue de croître sur des marchés clés tels que les États-Unis et l’Europe (croissance prévue de 10 à 15 % par an) et que les tensions géopolitiques, notamment en Chine, diminuent. Dans ce cas, la marge EBIT du segment automobile pourrait revenir à 8-10 %, soutenue par la baisse des taux de R&D et d'investissement à partir de 2025 (contre 9,1 milliards d'euros en 2024). Les ventes pourraient atteindre plus de 160 milliards d'euros, portées par des modèles électriques plus chers et un flux de trésorerie disponible passant de 4,9 milliards d'euros (2024) à 6-7 milliards d'euros.
Un scénario modéré prend en compte les défis persistants, tels que la faiblesse de la demande en Chine (en baisse de 14 % au quatrième trimestre 2024) et d’éventuels conflits commerciaux qui augmentent les coûts d’exportation. Ici, les ventes de BEV stagneraient autour de 2,5 millions d’unités d’ici 2030, avec des ventes totales de 2,8 à 3 millions de véhicules par an. La marge EBIT pourrait rester à 6-7 % car les investissements élevés dans la technologie et les rappels (comme en 2024 avec des coûts de l'ordre de plusieurs millions de dollars) réduisent la rentabilité. Le chiffre d'affaires serait de 145 à 150 milliards d'euros, avec un cash-flow libre de 4 à 5 milliards d'euros, ce qui laisse encore des marges d'innovation.
Un scénario pessimiste décrit un monde marqué par une escalade des tensions géopolitiques et des ralentissements économiques (par exemple, une croissance du PIB en Allemagne de seulement 0,2 % en 2025). Les problèmes de chaîne d’approvisionnement et les pénuries de matières premières pourraient limiter davantage la production, tandis que la hausse des taux d’intérêt (prévue à 4 %) freine la demande de véhicules haut de gamme. Dans ce cas, les ventes de BEV pourraient atteindre 1,8 à 2 millions d'unités d'ici 2030, les ventes totales pourraient tomber en dessous de 2,5 millions de véhicules et la marge EBIT pourrait tomber à 5 à 6 %. Les ventes stagneraient entre 130 et 135 milliards d'euros, avec un cash-flow libre inférieur à 4 milliards d'euros, rendant difficiles les investissements dans les nouvelles technologies.
Pour BMW, les années à venir seront caractérisées par l’équilibre entre innovation et stabilité opérationnelle. Si l’électromobilité et la conduite autonome sont des moteurs de croissance évidents, leur succès dépend de la gestion des risques externes et de l’adaptation aux conditions du marché régional. L’accent stratégique mis sur la durabilité et la numérisation offre du potentiel, mais les incertitudes de l’économie mondiale nécessitent des approches flexibles pour s’adapter aux différents scénarios.
Prévisions à court terme
Zoomons pour examiner les perspectives à court terme de BMW AG au cours des 6 à 12 prochains mois. Dans une période caractérisée par des défis opérationnels et des incertitudes économiques, le succès du Groupe dépend de sa capacité à répondre rapidement aux évolutions du marché. Cette section fournit une prévision précise pour la période à venir, met en évidence les objectifs trimestriels et analyse les évaluations d'experts pour fournir des orientations claires aux investisseurs.
Pour les 6 à 12 prochains mois, c'est-à-dire jusqu'au milieu et à la fin de 2025, BMW s'attend à une légère reprise après une année 2024 difficile. Les prévisions annuelles ajustées pour 2024, qui envisagent une légère baisse des livraisons (par rapport à une légère augmentation précédemment attendue) et une marge EBIT de 6 à 7 % (auparavant 8 à 10 %) dans le segment automobile, indiquent une pression continue. Néanmoins, le quatrième trimestre 2024 a montré une amélioration séquentielle par rapport au troisième trimestre, avec une réduction des niveaux de stocks due au système de freinage intégré (IBS), selon un communiqué du Groupe BMW est mis en évidence. Pour 2025, BMW prévoit une légère augmentation des livraisons, indiquant une stabilisation des chaînes d'approvisionnement et une reprise modérée de la demande, notamment en Europe et aux États-Unis. Les ventes de véhicules entièrement électriques (BEV) devraient continuer de croître, passant de 426 594 unités (+13,5 %) en 2024, avec une augmentation attendue de 10 à 15 % pour atteindre environ 470 000 à 490 000 unités d'ici la mi-2025.
Les objectifs trimestriels pour les mois à venir se concentrent sur l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. Au premier trimestre 2025, BMW vise à livrer environ 600 000 à 620 000 véhicules, sur la base de la dynamique du quatrième trimestre 2024 (696 647 unités, -2,9 %). Cela représenterait une légère augmentation par rapport au même trimestre de l’année dernière, tirée par les BEV et les hybrides rechargeables (166 000 unités en 2024). Des volumes similaires sont attendus pour le deuxième trimestre 2025, l'accent étant mis sur l'introduction de nouveaux modèles de nouvelle classe afin de réduire les coûts et de soutenir les marges. La marge EBIT du segment automobile devrait se stabiliser entre 6,5 et 7 % au premier semestre 2025, soutenue par la baisse des taux de R&D et d'investissement (contre 9,1 milliards d'euros en 2024). Le cash-flow libre du segment automobile est prévu à plus de 4 milliards d'euros pour 2025, garantissant une liquidité solide.
Les avis des analystes sur le développement à court terme de BMW sont mitigés, mais pour la plupart prudemment optimistes. Selon une compilation de 26 analystes, l'objectif de cours moyen des actions BMW d'ici 2026 est de 87,72 euros, soit environ 1,83 % au-dessus du prix actuel. L'objectif de cours le plus élevé est de 102,90 € (+19,46 %), le plus bas est de 66,66 € (-22,61 %), ce qui montre l'éventail des attentes. Sur 29 analystes, 15 recommandent un achat, 11 recommandent un maintien et 3 recommandent une vente, comme sur partages.guide documenté. Ces estimations reflètent l'incertitude causée par les revers opérationnels tels que les rappels d'IBS (plus de 1,5 million de véhicules concernés, des coûts de l'ordre de plusieurs millions à trois chiffres) et la faible demande en Chine (en baisse de 14 % au quatrième trimestre 2024). Néanmoins, de nombreux analystes voient un potentiel dans la stratégie BEV et des réductions de coûts grâce aux nouvelles technologies.
Les défis à court terme pour BMW consistent à faire face aux conséquences de 2024, avec des coûts de garantie particulièrement élevés et une demande modérée en Chine. Dans le même temps, la demande croissante de BEV en Europe et aux États-Unis (croissance à deux chiffres sur plusieurs marchés) ainsi que l'introduction progressive des modèles New Class offrent des opportunités de reprise. Les objectifs trimestriels indiquent une amélioration modérée des livraisons, avec un accent sur la stabilité des marges. Les analystes restent prudents car les incertitudes géopolitiques et d'éventuelles hausses des taux d'intérêt (prévues à 4 %) pourraient avoir un impact sur la demande de véhicules haut de gamme.
Les 6 à 12 prochains mois seront cruciaux pour permettre à BMW d’atteindre la stabilité opérationnelle tout en conduisant la transformation vers l’électromobilité. Même si les objectifs trimestriels laissent présager une modeste reprise, l’incertitude sur les marchés clés reste un risque qui doit être géré par des ajustements stratégiques et un contrôle des coûts. Les avis mitigés des analystes reflètent cet équilibre entre potentiel et défis qui caractérisera BMW dans les mois à venir.
Risques et opportunités
Naviguons dans les eaux agitées des marchés mondiaux pour explorer les risques et les opportunités pour BMW AG. Dans un monde plein de défis économiques et réglementaires, mais aussi d’opportunités d’expansion prometteuses, le constructeur automobile bavarois est confronté à une zone de tension complexe. Cette section analyse les principaux risques du marché, met en évidence les obstacles réglementaires et identifie le potentiel de croissance géographique et stratégique.
Les risques de marché constituent une menace importante pour BMW, en particulier sur des marchés clés tels que la Chine, le plus grand marché automobile du monde. En octobre 2023, le marché chinois a reculé de 0,8 % sur un an et les constructeurs haut de gamme allemands comme BMW ont signalé une baisse de leurs ventes en raison des batailles de rabais menées par les fournisseurs locaux de voitures électriques et du fardeau financier imposé aux clients fortunés en raison de la crise immobilière. Malgré une hausse cumulée des ventes de 8,3% après dix mois, la Chine reste un facteur de risque, selon une analyse Titres bancaires DZ montre. La baisse des ventes de 14,0% au quatrième trimestre 2024 (190 892 unités) met en évidence les difficultés de s'implanter sur un marché caractérisé par une concurrence élevée et une incertitude économique. En outre, les tensions géopolitiques et les conflits commerciaux, tels que d’éventuels droits de douane américains sur les véhicules de l’UE, pourraient augmenter les coûts d’exportation aux États-Unis (augmentation des ventes de 6,5 % au quatrième trimestre 2024) et réduire davantage les marges.
Les obstacles réglementaires compliquent la planification stratégique de BMW, notamment dans le contexte de l'électromobilité et de la durabilité. Les réglementations plus strictes en matière d'émissions dans l'UE et dans d'autres régions obligent le groupe à investir massivement dans des technologies réduisant les émissions de CO2, ce qui met à rude épreuve la marge EBIT (actuellement 6 à 7 %). Un autre obstacle est la lente introduction de cadres de recharge bidirectionnelle (vehicle-to-grid, V2G), cruciale pour l’intégration des véhicules électriques dans les systèmes énergétiques. Une étude du Centre de recherche sur l'industrie de l'énergie (FfE) souligne qu'une montée en puissance du marché du V2G ne pourrait être possible qu'en 2029, à moins que des incitations réglementaires telles qu'un allègement de la taxe sur l'électricité (applicable à partir de 2026) et un déploiement plus rapide des compteurs intelligents ne soient créées. BMW prévoit une offre V2G pour l'iX3 à partir de 2026 avec Eon, mais sans lois de soutien, la mise à l'échelle reste limitée pv-magazine.de décrit.
Le potentiel d’expansion offre à BMW des opportunités significatives malgré les risques et les obstacles. En Europe et aux États-Unis, où la demande de BEV a augmenté à deux chiffres en 2024 (un total de 426 594 unités, +13,5 %), BMW peut continuer à marquer des points en augmentant ses capacités de production et ses infrastructures de recharge. L'introduction des modèles New Class à partir de 2025, qui réduiront les coûts jusqu'à 50 % et augmenteront l'autonomie de 30 %, pourrait augmenter la part de marché dans le segment électrique haut de gamme à 20-25 % d'ici 2026. En outre, la coopération avec Daimler AG dans le domaine de la conduite autonome (SAE niveau 4 à partir de 2024) offre un potentiel pour de nouveaux modèles commerciaux, par exemple via des licences à d'autres équipementiers. Sur les marchés émergents en dehors de la Chine, comme l'Inde ou l'Asie du Sud-Est, BMW pourrait ouvrir des marchés de vente supplémentaires grâce à des partenariats locaux et des modèles ciblés pour les classes moyennes émergentes (par exemple les véhicules électriques compacts).
D’autres risques se cachent dans la volatilité des prix des matières premières et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, qui ont déjà été exacerbées en 2024 par les rappels (plus de 1,5 million de véhicules) et les pénuries de semi-conducteurs. Les fluctuations des prix du lithium et du cobalt (10 à 15 % par trimestre) pourraient augmenter les coûts de production des BEV, tandis que les incertitudes géopolitiques telles que les sanctions ou les barrières commerciales compliquent l'accès aux matériaux critiques. D’un autre côté, la diversification des chaînes d’approvisionnement et l’augmentation de l’utilisation de matériaux secondaires (par exemple l’aluminium recyclé) offrent la possibilité de réduire les risques liés aux coûts et de répondre aux exigences réglementaires en matière de durabilité.
L’équilibre entre les risques du marché, les exigences réglementaires et les opportunités d’expansion façonnera BMW dans les années à venir. Même si la Chine reste un défi en tant que plus grand marché unique, l’Europe et les États-Unis offrent de solides opportunités de croissance qui peuvent être exploitées grâce à l’innovation technologique et aux partenariats stratégiques. Surmonter les obstacles réglementaires, notamment dans le domaine du V2G et des normes d’émissions, nécessite une collaboration étroite avec les autorités pour accélérer la transition vers la mobilité électrique.
Sources
- https://www.press.bmwgroup.com/deutschland/article/detail/T0447427DE/bmw-group-setzt-2024-bev-wachstumskurs-in-herausforderndem-marktumfeld-fort?language=de
- https://www.lynxbroker.de/boerse/boerse-kurse/index/aktienindex-news-tipps/dax-prognose-wie-entwickelt-sich-der-deutsche-aktienmarkt/
- https://www.press.bmwgroup.com/switzerland/article/detail/T0441160DE/bmw-group-switzerland-steigert-marktanteil-auf-10-4-prozent?language=de
- https://www.press.bmwgroup.com/deutschland/article/detail/T0445536DE/bmw-group-mit-deutlichem-bev-wachstum-in-einem-anspruchsvollen-marktumfeld?language=de
- https://de.statista.com/statistik/daten/studie/30727/umfrage/umsatz-der-bmw-group/
- https://www.press.bmwgroup.com/deutschland/article/detail/T0444971DE/bmw-group-passt-jahresprognose-2024-an?language=de
- https://www.boerse.de/aktien/BMW-St-Aktie/DE0005190003
- https://www.onvista.de/aktien/historische-kurse/BMW-Aktie-DE0005190003
- https://www.interhyp.de/zinsen/
- https://www.finanztip.de/zinsentwicklung/
- https://www.wirtschaftsdienst.eu/inhalt/jahr/2020/heft/7/beitrag/transatlantischer-handelskonflikt-und-die-deutsche-wirtschaft-auf-die-dauer-kommt-es-an.html
- https://www.finanztrends.de/news/bmw%E2%80%91aktie-wichtig/
- https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2024/08/PD24_318_421.html
- https://www.bundesbank.de/de/statistiken/konjunktur-und-preise/auftragseingang-und-bestand/auftragseingang-und-bestand-772870
- https://www.press.bmwgroup.com/deutschland/article/detail/T0403367DE/bmw-group-nachhaltigkeit-durch-innovation-2022?language=de
- https://www.vda.de/de/presse/Pressemeldungen/2023/23-403_PM_Deutsche-Autoindustrie-investiert-bis-2027-weltweit–ber-250-Milliarden-Euro-in-Forschung-und-Entwicklung
- https://www.press.bmwgroup.com/deutschland/article/detail/T0298266DE/vertragsunterzeichnung-erfolgt:-bmw-group-und-daimler-ag-starten-langfristige-entwicklungskooperation-fuer-automatisiertes-fahren?language=de
- https://www.press.bmwgroup.com/deutschland/article/detail/T0448844DE/rede-walter-mertl-mitglied-des-vorstands-der-bmw-ag-finanzen-jahreskonferenz-2025?language=de
- https://aktien.guide/kursziel/BMW-DE0005190003
- https://www.dzbank-wertpapiere.de/DJ8LDA
- https://www.pv-magazine.de/2025/09/24/bidirektionales-laden-ffe-studie-benennt-hebel-fuer-v2g-markthochlauf/